Séquence RTL ou la la vie réelle.

Aujourd'hui je suis allée visité l'usine PSA Peugeot, l'une des grandes marques française de fabriquant automobile. Chouette, bonne idée, nous allons voir comment les gens travailles.

Sacrifice oblige, on zappe le cours d'EPS, ma la sortie en vaut la chandelle. Levé 6h du mat', arrivé 8h. Nous recevons nos fameux badges. VIP Powaa :drop: .

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On commence par une petite vidéo de présentation. Un peu de propagande ça ne fait pas de mal :P. La réalisation est très bien faite, ça rend bien, tout est beau, tout est rose, il n'y a pas de problème. Ensuite, présentation de l'histoire de la marque, comment ça fonctionne ?, où sont-ils implantés ? etc....
On est resté planté une bonne heure. Maintenant vient la partie visite. Ce qui est notre principale but en venant à cette sortie.
On reçois notre équipement, gilet orange, lunette et kit son pour pouvoir entendre la "madame visite".

On passe à la visite du bloc de ferrage. C'est l'endroit où l'on assemble les différentes pièces du puzzle (portes, capot, toit). L'environnement est assez bruyant, donc il est difficile d'entendre la dame qui explique. D'où l'utilité des kits sons.
Super, on vois la danse des robots qui transportes les pièces d'un bout à l'autre de l'usine. Les robots soudent les pièces entres elles. Les robots sont rapides, les robots font pas d'étincelles, les robots sont propres. Tout au long de la visite, nous n'avons vu que des robots. Mais où sont les hommes ? Ils se cachent dans les robots ? Non, c'est la pause déjeuner nous expliques-t-on. Et oui, il est 11h. Mais, où mange-t-il ? Dans une petite salle à côté, il y a des micro-ondes et frigo pour la gamelle de chacun. Bref tout ce qu'il faut à porter de main.
Ce qui m'a le plus frappé, c'est les compteurs de production. Il y en a partout.
Et on termine la visite sur une ligne de montagne, où la aussi il n'y a pas d'homme, car ils sont partis manger (paraît-il).

Voila la petite présentation toute belle et rose de la visite de l'usine. Maintenant, je vais exposer mon point de vue sur cette visite.

Pendant la projection de la vidéo, tout est beau, bien orchestré, tout le monde souris. Bref, on le sait tous, cette vidéo n'est fait que pour les ignorants. Ensuite, on passe à la visite. Comme je l'ai dit, la valse des robots. Il doit être 10h11 environs. Le parcours a été tracé de façon a ce que nous voyons d'abord les robots, qui ne sont pas humains et ensuite, après avoir perdu un temps fou pour regarder les robots, certes fascinant mais sans intérêt, on nous montre les lignes de montage où la ce sont obligatoirement des Hommes qui travaillent. Cela leurs a permis de nous cacher les conditions de travail des ouvriers et par la suite, de sortir l'excuse du repas de midi.
On nous a beaucoup parler de sécurité avec les "flash". J'ai pu apercevoir quelques ouvrier qui eux ne portait pas de protection, style lunette et gilet. Pourquoi nous les portons, alors qu'eux n'en porte pas ? Car on nous a imposé (ce qui est normal) le port de ces protections.
Ensuite, les fameux compteurs. Dès que j'ai vu ces compteurs et que j'ai entendu la vitesse de production, je me suis direct, ce rythme est infernal. Une voiture toute les 42 secondes. C'est énorme. Ce qui est sur, c'est que ces compteurs ça met la pression au ouvrier, et qui se compteur n'est pas positif (écart entre la production de la veille et aujourd'hui), ça va barder !
On retourne dans la salle. Notre prof de philo intervient et pose une question. La réponse est quasi générique. Mais une chose m'a frappé l'esprit. La dame a cité un exemple. Un peintre carrossier qui à reçu des diplômes va préférer travailler et effectuer les mêmes opérations toute la journée, alors qu'il va être perdu en travaillant dans un garage car il va devoir effectuer des retouches ou d'autre travaux annexes. Donc, le travaille à la chaine (d'après la dame) est plus rassurant que le garage. Totalement absurde, je vois pas l'intérêt d'effectuer la même opération chaque jour, c'est carrément soporifique et ça rend encore plus idiot le peintre car il n'apprend rien de nouveau.

Cette journée se termine par une visite chez les syndicalistes. Je n'ai même pas eu besoin de l'intervention des syndicalistes pour me faire mon opinion sur les dirigeants. Cette réunion a permis d'éclaircir quelques points. En fait, grâce à la philosophie, à l'étude de texte comme ceux de Marx et Engels, regarder les spectacles (Veillons et armons nous en penser) et surtout à la dernière dissertation sur le thème du travail, j'ai tout de suite compris que cette visite à été préparé et destiné à nous manipuler. Mais nous somme forts et cultivé ! D'ailleurs, à la sortie de l'usine, nous nous sommes tous posé la même question : Mais où sont les ouvriers ?

Citoyen, la culture est notre seul arme ! Emparez vous en !

Signature LePiaf